Spécialisé SOGH et SOTGH

Le 5ème Escadron fait parti des quatre escadrons de recherche.

Tous parachutistes de formation, ils maîtrisent les airs. Mais seuls certains sont estampillés SOTGH. Ce sigle barbare désigne les sauteurs opérationnels ("chuteurs opérationnels") de très grande hauteur.

Le 5ème Escadron est spécialisé dans le saut opérationnel, en particulier les sauts à grande altitude (SOGH) et très grande altitude (SOTGH), il aligne un certain nombre d'équipes composées uniquement de chuteur opérationnels. Traduction civile : ces soldats sont largués, avec 80 kilos de matériel répartis sur le ventre et sur le dos, à 10 000 mètres d'altitude. Ils subissent le même entraînement que les pilotes de chasse. Equipés de masque à oxygène, ils sont capables de dériver, dans le silence et dans le froid, sans être détectés par le moindre radar, sur une centaine de kilomètres afin d'atteindre leur cible.

Ces éléments participent à toutes les campagnes de saut à grande altitude avec les GCP de la 11e brigade parachutiste et les chuteurs des unités du COS.

Le savoir-faire du 13e  RDP trouve une autre illustration exemplaire dans la troisième dimension, grâce aux équipiers du 5ème Escadron. Tous sont chuteurs opérationnels, capables de sauter à grande hauteur, voire à très grande hauteur. Particularité du système : le poids des équipements ajouté à celui de l'homme et du parachute atteint parfois les 200 kg. En utilisant la force du vent, ils peuvent parcourir des distances sous voile, supérieures à 20 km; plus ils sont largués à haute altitude, plus la distance sera grande.

Elite parmi l'élite, ces parachutistes subissent des tests comparables aux épreuves de sélection des pilotes de chasse.

L'inscription qui est écrite sur l'insigne de l'escadron est : "QUOD VIS ESSE VBLIS"

Les équipes SOGH

Dès les premières missions extérieures, le régiment s'est orienté vers les techniques de parachutage à grande et très grande hauteur, en fonction des moyens de surveillance et de défense antiaérienne des zones d'intervention.
Dans les années soixante-dix, la mise en place d'équipes par SOGH (saut opérationnel à grande hauteur) - 3500 à 4000 mètres - s'avère possible dans la plupart des pays d'Afrique dépourvus de couverture radar et de missile sol-air.
Parachutés à la tombée de la nuit et après une chute libre de 3000 à 3500 mètres, les équipes actionnent l'ouverture de leur parachute et se posent relativement groupés sur la zone de posé choisie. Puis, avant le lever du jour et après avoir enterré leurs équipements, ils gagnent par une infiltration plus ou moins longue l'itinéraire, la zone ou l'objectif à observer.

Les équipes SOTGH
Mais pour larguer des équipes au dessus des territoires dont l'espace aérien est étroitement surveillé par des moyens électroniques et protégés par des armes antiaériennes pouvant assurer des frappes jusqu'à une altitude de 7000 à 8000mètres, il a fallu élaborer des procédures de largage d'équipes par SOTGH (saut opérationnel a très grande hauteur), c'est-à-dire des altitudes de 9000 à 10000 mètres et doter les parachutistes d'équipements spécifiques : combinaisons grand froid, systèmes de navigation et d'assistance respiratoire (masques à oxygène).
Deux procédures sont utilisées en fonction, des objectifs, des zones dans lesquelles ils se trouvent, des conditions météorologiques locales.

La procédure HALO (Hight altitude low opening). Elle consiste à larguer une équipe à une altitude de 9000 à 10000 mètres, à la verticale de l'objectif, et après une chute libre groupé, les parachutistes actionnent le déploiement de la voile à 800 ou 1000 mètres du sol, puis dérivent individuellement sous voila vers la zone de posé choisie lors de la préparation de la mission

La procédure HAHO (Hight altitude hight opening). Dans ce cas, les parachutistes sont largués entre 9000 et 10000 mètres d'altitude, mais l'ouverture des parachutes s'effectue à une altitude élevée fixée par le chef d'équipe. Les équipes se regroupent sous voile, se placent derrière le chef d'équipe qui, muni d'un équipement de navigation spécial, les guide vers la zone d'atterrissage prévue.